Passé, Présent, Futur.


Prévoir, Gérer, Contrôler sont les maitres mots de notre civilisation occidentale. Principe de précaution, prévisions, business plans, objectifs… L’incertitude est un mot banni de notre société que l’on s’adresse au monde de l’entreprise ou à notre sphère privée. Même nos petits bouts de choux en sont victimes : c’est tout juste si à 10 ans ils ne devraient pas être en mesure de décider de quel métier ils feront plus tard et de quelles études ils vont suivre pour réaliser le rêve de leurs parents.


Nous sommes dans l’ère du futur. Ne dit-on pas « qu’il faut viser la lune pour atteindre les étoiles » ? Cela nous amène à courir après l’impossible, et finalement à ne jamais atteindre nos buts. Il en découle une frustration constante pouvant entrainer des comportements inadaptés.


Dans certains cas, cette pression du futur peut nous amener à nous raccrocher au passé. « C’était bien mieux avant… », « Dans le temps… », Nous nous raccrochons à notre passé pour mieux nous protéger de cet avenir incertain. Nostalgie d’une époque révolue où tout nous semblait plus simple. Souvenir de notre enfance, époque où le temps n’avait pas la même signification.


Le temps d’ailleurs n’a pas la même signification pour tous. Pour nous en Occident, le temps est linéaire, toute minute passée est perdue. Cela en fait une denrée précieuse : « Le temps c’est de l’argent ». Pour d’autres cultures le temps est circulaire et s’inscrit dans un cycle. Chaque évènement se représente donc plusieurs fois. Je me souviens de cette phrase entendue pendant des vacances : « Vous en Europe vous avez l’heure, nous nous avons le temps ! ».


Si nous changeons notre angle de vue, et regardons les choses avec plus de distance, nous pouvons dire que la seule réalité est celle du moment présent. Chaque seconde passée n’est plus. L’image que nous en gardons est donc un souvenir. Ce souvenir est stocké dans notre mémoire. Mais est-il réel ? Notre mémoire a-t-elle pris en compte la globalité des informations ? En fait ce souvenir est passé au crible de nos émotions, notre cerveau limbique colore ces images du passé en fonction de notre état d’être du moment. Elle associe à cette image cognitive, des sensations corporelles, des couleurs émotionnelles, une intensité énergétique. En tout état de cause, cette situation passée ne correspond plus à La Réalité, mais bien au souvenir que nous en gardons.


Vivre dans le passé c’est donc vivre dans une réalité déformée. Peut-on encore parler de réalité, de vérité ?


Vivre dans le futur, c’est se projeter dans une réalité virtuelle que nous imaginons. Nous sommes dans le domaine du rêve. Cela correspond à une quête d’un idéal que l’on n’atteindra probablement jamais.


Se rapprocher de l’instant présent, comme nous le proposent les sages orientaux adeptes de méditation semble donc être la solution.


En fait, notre passé nous a permis de nous construire. Le renier est illusion, car c’est ce chemin qui nous a permis d’être ce que nous sommes à l’instant présent. Vivre au présent, à mon avis, s’entend plutôt comme faire la paix avec son passé, en élargir le plus possible le champ de compréhension et l’accepter tel qu’il est sans culpabilité ni colère. Cela nous amène à en comprendre les mécanismes, faire des liens entre les différentes situations et intégrer pour mieux s’en détacher le poids des contrats intergénérationnels que nous respectons inconsciemment : ne plus dépendre de ce passé, mais s’appuyer sur ce qu’il nous a permis de construire comme des fondations solides sur lesquelles nous pouvons préparer notre futur.


Etre dans le présent c’est aussi s’inscrire dans la temporalité : construire sa vie en fonction de ses aspirations, de ses envies, de ses désirs, sans dépendre de ses peurs, de ses croyances, de ses illusions ni dépendre du désir des autres. Cela nous amène à ne plus subir, ne plus chercher d’excuse, ne plus se justifier, ne plus être une victime, être simplement acteur de sa vie.

Etre dans le présent, c’est donc AGIR ici et maintenant en respectant ses valeurs et en s’appuyant sur les ressources issues de son passé pour construire son futur.


Se réapproprier son passé et se détacher des quêtes du futurs, pour simplement Etre et agir au présent tel est le cadre proposé par la Sophro-Analyse.


En guise de conclusion, je vous propose cette pensée du Dalaï Lama :

« Il y a deux jours dans une année où l’on ne peut rien faire. Ils s’appellent hier et demain. Pour le moment, aujourd’hui est le jour idéal pour aimer, croire, faire et principalement vivre. »


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