Retrouver la confiance en soi

February 19, 2016

 

 

 L’un des aspects les plus marquants de notre société occidentale est la course à la performance. Notre vision du temps linéaire nous pousse à optimiser chaque seconde : «  le temps c’est de l’argent  » et l’argent est la valeur essentielle d’une société capitaliste. Que l’on s’adresse à Wonder Women qui vit plusieurs vies en parallèle (travail, maman, maitresse de maison, Epouse, amante, amie, copine, sportive, engagée…) ou à notre Super Manager « work-Acoholic » qui n’existe que par ce qu’il fait, tous les actifs sont concernés par cette situation. Les attentes de la société et le poids du regard des autres sont tels que toute défaillance (plus ou moins supposée) provoque une augmentation du niveau de stress, entrainant le plus souvent de la culpabilité mais pouvant aussi  avoir des conséquences plus graves. C’est souvent dans ce type de situation que l’on retrouve les personnes en pleine dévalorisation : « je ne suis pas capable… », « Je ne suis pas à la hauteur… », « Je n’y arriverai jamais… ».

 

Ces épreuves, nous les rencontrons fréquemment dans notre vie. Elles jalonnent notre chemin et nous poussent à évoluer. Et si ces situations de tensions intenses faisaient écho à des situations vécues dans notre enfance ? Quel enfant ne garde pas de trace de la fois ou l’instituteur l’a ridiculisé devant ses copains parce qu’il ne connaissait pas sa récitation ? Quel enfant peut résister aux quolibets de son grand frère le traitant de nul parce qu’il n’est « pas cap de… » ? Quelles traces laissent chez l’enfant la remarque cinglante du père demandant à son fils combien d’élèves ont eu 20 alors qu’il arborait fièrement un 19 ? Cette liste est loin d’être exhaustive. Chaque enfant ne réagira pas de la même façon à ces différents types de situations. Certains peuvent développer pour répondre à ces injonctions des capacités de lutte, les transformant en guerriers voire en développant un excès de confiance en eux. D’autres vont se retrouver enfermés dans leurs croyances et se dévaloriser. Ils risquent de ne plus oser agir. Certains imaginent par avance qu’ils n’y arriveront pas. Si un trop grand manque de confiance en soi peut amener une personne jusqu’à la dépression, un excès de confiance en soi peut avoir des conséquences tout aussi graves et entrainer des comportements pathologiques.

 

Carl Roger, célèbre psychologue américain, pense que tout individu possède en lui de façon innée un système de motivation appelé tendance actualisante. L’être au plus profond de sa psyché est donc orienté positivement vers la maturation, l’autonomie et les rapports constructifs avec autrui. Cela correspond aux fondements de l’approche humaniste de la psychologie dont Abraham Maslow est considéré comme le fondateur. Pour Freud cette tendance actualisante amène les personnes à reproduire à plusieurs occasions dans différents scénarii des scènes douloureuses de l’enfance. Ces scènes primitives de l’enfance, n’ayant pu être clôturées à l’époque par l’enfant car il n’était pas en mesure d’exprimer de façon juste les émotions qu’elles avaient générées, amène l’adulte à se confronter à des situations similaires jusqu’à la résolution du dossier.

 

C’est dans cette période de l’enfance que se construit l’identité de la personne. Chaque enfant a besoin de liens affectifs. Il a besoin d’Amour et de Reconnaissance. Cet Amour et cette reconnaissance, l’enfant ira les chercher auprès des figures parentales qui l’entourent : ses parents (ou ceux qui en occupent la fonction), ses frères et sœurs, les représentants de sa famille, mais aussi sa nourrice, ses instituteurs ou toutes autres figures d’autorité tenues par des adultes et dont le discours ne peut être remis en cause par l’enfant. Pour lui l’Adulte a toujours raison. Si l’enfant se sent aimé, il se pense donc aimable et ainsi il pourra développer de l’amour envers lui-même. Dans le cas contraire, l’enfant peut développer des croyances le ramenant sans cesse à son incapacité d’être aimé, croyances confirmées par le message des adultes qui l’entourent. Dans ce cas l’enfant peut mettre en place des scénarii d’échecs répétés l’amenant à vivre des difficultés dans sa vie scolaire puis professionnelle mais aussi dans sa vie personnelle au travers des relations aux autres (couple, famille,…). Les scénarii perdants mis en place se renforcent à mesure que le temps passe et que le sentiment d’échec grandit.

 

Comme tout se met en place dans l’enfance, est-il possible à l’âge adulte de sortir du cercle vicieux des scénarii mis en place dans l’enfance?

 

Tant que nous n’en prenons pas conscience, nous gardons en nous les blessures de notre enfance. Un travail de Sophro-Analyse va nous amener à aller à la rencontre de ce petit enfant à l’intérieur de nous. Aller à sa rencontre, c’est faire remonter à la surface ces blessures oubliées, refoulées au plus profond de nous. L’utilisation des techniques de Sophrologie nous permet de retrouver ces scènes du passé afin de pouvoir les regarder avec nos yeux d’adultes. Notre regard d’enfant de l’époque est différent de celui d’adulte que nous avons aujourd’hui. Les réactions de sauvegarde que nous avions mises en place à l’époque ne sont certainement plus justifiées aujourd’hui. Cela nous permet de prendre de la distance avec ces situations initiales. Il devient ainsi possible de mettre en place des comportements différents face à ces situations qui se rejouent. Qui mieux que nous pouvons donner de l’Amour à notre Enfant Intérieur et renforcer ainsi notre confiance en soi ?

 

Nous pouvons retrouver cette confiance en changeant notre regard sur nous –même : changer de place la « caméra » pour changer d’angle de vue. Changer le regard que l’on porte sur soi et renouer avec un regard bienveillant. Par le travail en Sophro-Analyse, nous pouvons recontacter des souvenirs positifs, sur lesquels il sera possible de s’appuyer pour reconstruire petit à petit cette force intérieure menant à la confiance en soi.

 

Recontacter son passé pour fermer les dossiers en souffrance, retrouver son enfant intérieur afin de lui donner l’amour et la sécurité dont il a besoin, changer son regard sur soi pour développer un regard empreint de tolérance et de bienveillance font partie des clés pour retrouver la confiance en soi. Avoir confiance en soi, c’est aussi accepter de ne pas être parfait, s’accepter tel que l’on est avec ses zones d’ombre et la puissance de sa lumière. C’est aussi prendre de la distance avec le regard des autres qui souvent parlent inconsciemment d’eux même aux travers de leurs jugements.

 

Que penser des propositions faites dans certains magazines décrivant les 10 étapes, les 5 clés ou les 3 astuces pour retrouver de la confiance en soi ? Elles ont toutes leur justification. Elles permettent certainement de franchir un passage difficile. Mais attention si tout était si simple, cela fait longtemps que les problèmes de confiance en soi auraient disparu ! Ne tombons pas dans le piège des solutions simplistes aux apparences magiques. Même si ces méthodes peuvent nous aider dans certaines situations, la tendance actualisante, dont j’ai parlé plus haut, se chargera de nous ramener à la réalité de notre histoire. Seul un travail de fond peut avoir un impact dans la durée. Un Sophro-Analyste peut vous accompagner à explorer les causes de ce manque de confiance dans un cadre de sécurité et de confidentialité. Développer sa confiance en soi, c’est modifier des croyances ancrées au plus fond de soi et mettre en place dans son quotidien un changement visible et durable.

 

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